Dimanche 8 mars, j’ai couru mon tout premier semi-marathon. Il y a quelques semaines, je vous disais que ce semi représentait vraiment un aboutissement pour moi, qu’il allait vraiment « asseoir » ma légitimité en tant que coureuse à pieds. Plus j’y repense, plus je réalise l’impact énorme qu’à eu cette course sur moi, bien plus que je ne l’imaginais.

Mais avant toute introspection et analyse, petit retour sur cette journée et ma course.

Ma préparation : Tout en continuant mon entrainement régulier en douceur, j’ai tout de même un peu accentué le rythme les dernières semaines, en préparant quelques petites séances de fractionnés et surtout 2-3 sorties un peu plus longue, histoire de tester mes jambes, mon souffle, mes articulations (mes genoux me faisaient un peu peur). Au final, 2 sorties à 17-18km et je comptais sur le mental et l’euphorie de la course pour tenir les quelques kilomètre restants.

Ma course : Dimanche matin, réveil à 8h, mon SAS (2h) n’allait prendre le départ qu’à 11h05, j’étais donc largement dans les temps pour un petit déjeuner copieux (attention, rien d’inhabituel, sinon, à vos risques et périls !) et pour me préparer tranquillement.

10h : Rendez-vous avec les copines de la BoostBastille pour prendre le départ toutes ensemble. Nous courrions toutes notre premier semi, et l’excitation et la peur étaient palpables, de vraies gamines la veille d’une journée à Disneyland (chacun ses propres références hein…). De mon côté, j’allais faire la course avec mon père, qui « m’entraine » depuis des années, je savais que nous allions partir doucement, avec pour seul objectif d’arriver au bout, en relative forme, de préférence.

10h30 : Il est déjà temps de rejoindre (difficilement) notre SAS, où nous patientons encore avant le départ. Réglages de dernière minute, vérifications de l’attirail de gel et d’eau, des lacets, ….

11h05 (et des brouettes) : Notre SAS s’élance enfin ! Une fois la ligne de départ franchie, je me dis que ça y est, je suis partie pour courir pendant 2h minimum, que je ne peux plus reculer…

Cinq premiers kilomètres : Comme je le souhaitais, je démarre doucement, les jambes sont là, le souffle aussi, le temps est idéal, mais je ne préfère pas risquer d’aller trop vite. Ma seule hantise et de trop forcer et de ne pas terminer cette course. On a déjà perdu la moitié de l’effectif de départ de la BoostBastille, tant pis, je me dis que je les rattraperai (ou pas) plus tard. Je cours dans mon quartier, je me régale de voir les supporters et fanfares, je papote un peu, je suis à l’aise.

Kilomètres cinq à dix : Au premier ravitaillement je perds le reste des copines et continue seule avec mon père. Je garde le rythme, accélère peut-être un tout petit peu mais je préfère toujours être à l’aise, tant je redoute ces quelques derniers kilomètres inconnus. On passe par Bastille, par la Rue Saint Antoine, l’Hôtel de Ville, j’ai vraiment l’impression de faire une grande balade dans Paris sous un soleil printanier magnifique ! Je commence à boire petit à petit et manger un peu des gels préparés, histoire d’anticiper le coup de barre des derniers kilomètres.

Kilomètres dix à quinze : Les choses sérieuses commencent. Après le 2nd ravitaillement vers la Gare de Lyon au 11è km, on attaque l’Avenue Daumesnil, puis la Rue de Charenton et sa montée tant redoutée. La vue du parcours et du profil quelques jours auparavant m’avaient donné des sueurs froides, moi qui déteste les côtes ! Etonnamment j’ai l’impression d’être fraîche, l’Avenue Daumesnil ne me fait pas encore trop mal et j’attaque la Rue de Charenton en gardant mon petit rythme de croisière. Un fois arrivée en haut, je me rends quand même compte que le thermostat a bien augmenté !! J’essaie tout de même de reprendre bien mon souffle car à partir de là, nous allons enchaîner montées et faux-plats montants, historie de terminer en beauté !

Kilomètres quinze à vingt : Chose étrange, j’ai un espèce de black-out de cette partie là, du moins jusqu’au 19ème km… Je me souviens peu du dernier ravitaillement, si ce n’est que j’ai pris le temps de prendre un quartier d’orange, une bouteille d’eau et un dernier gel, pour être parée pour la fin. Au 16ème kilomètre, on entre dans Vincennes, le soleil commence à franchement taper à ce moment-là, je commence à voir pas mal de personnes marcher, tirer la patte, pire, j’en vois certains sur les côtés, en piteux état… J’essaie d’écouter mes sensations, je commence, plus la barre des 18km approche, à être attentive à d’éventuelles douleurs. Peu après le ravitaillement, je me rends compte que je n’ai pas entendu mon application Nike depuis quelques kilomètres… Je prends le temps de décrocher mon brassard et je me rends compte qu’elle a planté et s’est mise sur pause peu avant le 15ème kilomètre ! J’essaie de ne pas m’en soucier, mais cela me perturbe un peu. Heureusement, nous passons une dernière petite montée puis direction l’hippodrome et une petite descente bienvenue ! Enorme coup de boost au 19ème km avec le « mur d’énergie d’Adidas ». Musique à fond, paroles motivantes et réconfortantes sur les arches et les photographes qui nous attendent à la sortie ! On dégaine notre plus beau sourire même si on en bave un peu ! De toute façon, à ce moment-là j’ai déjà gagné, j’ai dépassé mon record de distance, je n’ai mal nulle part et je sais que je vais le finir !

Kilomètre vingt et vingt-et-un : Dernier virage, à un gros kilomètre, la ligne d’arrivée est là. Je sens l’euphorie arriver mais j’essaie de respirer et de me calmer, ça ne serait pas le moment du tout pour perdre son souffle ! J’ai encore les jambes, je fais signe à mon père que je me sens, et j’accélère petit à petit pour finir par un petit sprint pour enfin franchir la ligne d’arrivée !

Un temps officiel de 2h13min18sec, pour ma première participation, je n’en souhaitais pas plus. Je redoutais tellement de me blesser sur ces derniers kilomètres, de ne plus avoir de souffle, de ne pas terminer. J’ai préféré jouer la sécurité, en profiter à fond tout du long, me régaler ! Et surtout, je suis hyper confiante pour la suite et les prochaines courses car j’avais encore de la réserve et de l’énergie. Je sais qu’avec un peu d’entrainement, je suis largement capable de m’améliorer. Et surtout, je ne redoute plus la distance et je sais que j’ai les ressources pour courir 21 kilomètres.

Le slogan d’Adidas disait « le meilleur semi de ta vie ». Il ne restera sûrement pas le meilleur car j’espère en courir de nombreux autres mais en tout cas, pour mon premier, je ne pouvais pas rêver mieux ! Mon corps et mes jambes étaient au rendez-vous, tout comme le soleil, les encouragements de ma mère sur le parcours, avoir partagé cette course si symbolique avec mon père. Et la seconde partie de journée, avec les copains de la BoostBastille, au soleil, à rire et à se féliciter, c’était un peu le bonheur… <3

Et vous ce semi ? Vous l’avez couru ? Vous en avez déjà couru ?
C’est un de vos challenges ?

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6 Comments on « Le meilleur semi de ta vie »

  1. Tu étais dans le même SAS que mon beau-frère 😉
    Sympa de courir avec son père !
    Bravo en tout cas !
    Un semi, je pense que je n’en courrais jamais mais ce n’est pas bien grave !

  2. Je me souviens de mon semi de Paris aussi, le seul, l’unique, fait sans entraînement, comme un défi, j’ai fini en pleurant, mais j’ai fini et c’est une grande fierté!

  3. So proud of you ! Tu as très bien résumé ton parcours, on croirait presque courir à tes côtés hihi ! je connaissais pas ces « gels » de ravitaillement, faudra que tu m’expliques ce que c’est 🙂
    Des bisous et encore bravo ! next step, le…MARATHON ! youuuhouuuu !

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